Acharnement judiciaire à Liège : solidarité antifasciste
La police liégeoise a perquisitionné les logements d’une dizaine de participants aux rassemblements contre les politiques du gouvernement Arizona et de la venue de George-Louis Bouchez à l’université de Liège. Ces manifestants ont été perquisitionnés, arrêtés, auditionnés pendant des heures et emmenés en comparaison immédiate.
Il est difficile de ne pas voir cette mobilisation démesurée des forces de police comme une tentative d’intimidation envers un mouvement social qui prend de l’ampleur. Il ne s’agit pas de lutter contre le terrorisme ou le grand banditisme, mais de faire taire la voix de la rue.
Le Centre d’Action Laïque de la Province de Liège rejoint l’appel du Front Antifasciste Liège 2.0 :
Nous refusons que quiconque soit isolé·e, intimidé·e ou stigmatisé·e par cette répression. Aujourd’hui, demain, et dans les mois à venir, y compris lorsque la couverture médiatique et politique fera les choux gras de ce genre d’opérations, nous serons aux côtés des personnes visées. Et lorsque, au terme d’éventuelles procédures longues, il apparaîtra que ces poursuites relevaient d’une intimidation utilisée à des fins politiques et communicationnelles, nous serons toujours présent·es aux côtés des personnes perquisitionnées ou inculpées.
Nous appelons l’ensemble des soutiens et signataires du Front Antifasciste de Liège, ainsi que toutes les personnes et organisations attachées aux libertés démocratiques, à la lutte contre l’extrême droite et l’autoritarisme, à faire preuve de solidarité active face à cette offensive. Refuser l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques, refuser les logiques de mise au pilori, c’est aujourd’hui se tenir aux côtés de celles et ceux qui défendent l’antifascisme à Liège et partout ailleurs.
Liège est et restera une ville antifasciste.
Nous sommes tous·tes antifascistes.